C’est probablement la question qu’on nous pose le plus souvent en cabine ces derniers mois : Exo Glow ou Salmon Glow ? Les deux soins ont explosé sur Instagram, les deux promettent un effet bonne mine, et à la lecture des descriptifs qu’on trouve en ligne, on a vite l’impression qu’ils font la même chose. La réalité est à la fois plus simple et plus intéressante : chez VivaSkin Esthétique, c’est exactement le même protocole de 1h10, au même tarif. Ce qui change, c’est l’actif qu’on fait pénétrer dans votre peau. Et c’est ce choix-là qui fait toute la différence sur le résultat.

Nous accompagné des dizaines de clientes sur ces deux soins, et nous avons vu très clairement se répéter le même constat : certaines peaux réagissent magnifiquement à l’un et restent tièdes face à l’autre. Voici comment la séance se déroule vraiment, étape par étape, et comment nous vous orientons vers l’un ou l’autre.

Une chose à savoir d’abord : c’est le même soin

Salmon Glow et Exo Glow reposent sur un protocole strictement identique : 1h10 en cabine, quatre étapes enchaînées dans un ordre précis (vapeur, radiofréquence et ultrasons, microneedling, LED), et un sérum régénérant délivré en profondeur. La seule différence entre les deux soins, c’est ce sérum : des polynucléotides PDRN issus de l’ADN de saumon pour le Salmon Glow, des exosomes pour l’Exo Glow.

Autrement dit, vous ne choisissez pas entre deux séances différentes. Vous choisissez entre deux actifs. Même durée, même déroulé, même confort, même tarif.

Le protocole en 4 temps, et pourquoi chaque étape compte

1. La vapeur : préparer la peau

Après un double nettoyage, on commence par quelques minutes de vapeur tiède. Elle ouvre les pores, active la microcirculation et rend la peau plus réceptive à tout ce qui suit. C’est comme préchauffer un four avant d’enfourner : ça optimise chaque étape suivante.

2. La radiofréquence et les ultrasons Alma Prime X : réveiller le collagène

On travaille ensuite le visage zone par zone (front, joues, ovale, cou) avec la pièce à main visage de l’Alma Prime X, pendant une quinzaine de minutes. La radiofréquence chauffe le derme en profondeur, entre 40 et 44°C, sous le contrôle d’un thermomètre infrarouge intégré qui surveille la température de la peau en temps réel. Vous ne ressentez qu’une chaleur enveloppante : la praticienne ajuste la puissance en continu pour rester dans une zone de confort.

Cette chaleur maîtrisée fait trois choses. Elle retend les fibres de collagène existantes, c’est l’effet tenseur immédiat que vous remarquez en sortant. Elle déclenche une réponse de réparation qui relance la production de collagène neuf dans les semaines qui suivent. Et elle augmente la microcirculation et la perméabilité de la peau.

Ce dernier point explique l’ordre du protocole : si la radiofréquence passe avant le microneedling, ce n’est pas un hasard. Une peau chauffée, vascularisée et « réveillée » absorbe beaucoup mieux les actifs qu’on lui apporte juste après.

3. Le microneedling : faire descendre l’actif là où il agit

C’est le cœur du soin, environ 25 minutes. On applique le sérum choisi (PDRN ou exosomes) puis on le fait pénétrer au stylo de microneedling, zone par zone, à une profondeur de 0,5 à 1,5 mm selon les endroits du visage. Les micro-canaux créés par les aiguilles permettent à l’actif de descendre directement dans le derme, là où il est utile. Sans cette étape, les molécules resteraient en surface et perdraient l’essentiel de leur efficacité. Une crème anesthésiante peut être appliquée avant si vous êtes très sensible mais nous le déconseillons.

4. Le masque et la LED rouge : apaiser et amplifier

On termine par le reste du sérum posé en masque, puis quelques minutes sous la LED rouge (longueurs d’onde entre 630 et 660 nm). Ce n’est pas une étape décorative : la lumière rouge réduit les rougeurs post-microneedling, accélère la cicatrisation des micro-canaux et stimule elle aussi la production de collagène. Vous repartez avec une peau déjà apaisée, pendant que le travail de régénération continue en profondeur.

Alors, qu’est-ce qui change entre les deux ? L’actif

Le Salmon Glow : les PDRN, l’actif qui construit

Les PDRN sont des polynucléotides extraits de l’ADN de saumon. Oui, ça sonne étrange dit comme ça, mais ces molécules ont une structure très proche de notre propre ADN, ce qui permet à la peau de les reconnaître et de les utiliser comme matière première de réparation. Ils stimulent les fibroblastes, relancent la production de collagène et d’élastine, hydratent en profondeur et calment l’inflammation. Ils sont utilisés depuis plus de dix ans en Corée du Sud, où ils sont considérés comme la référence de la régénération cutanée.

Résultat recherché : densifier la peau, lisser les ridules, redonner du rebond et de la fermeté. C’est un soin qui travaille le fond, la qualité même du derme.

L’Exo Glow : les exosomes, l’actif qui communique

Les exosomes sont des vésicules microscopiques naturellement produites par les cellules souches. Ce sont des messagers : ils transportent des facteurs de croissance et des instructions de régénération d’une cellule à l’autre. En clair, ils « parlent » aux cellules de votre peau et leur disent de mieux fonctionner : réparer, se renouveler, calmer l’inflammation. C’est l’une des innovations les plus marquantes de la médecine esthétique de ces dernières années.

Résultat recherché : éclat, teint plus uniforme, grain de peau affiné, peau apaisée. Un vrai effet « glass skin » qui s’installe vite.

Si je devais résumer en une phrase : le Salmon Glow construit, l’Exo Glow communique. Le premier apporte le matériau qui reconstruit la trame du derme, le second envoie les ordres qui réveillent les cellules existantes. Ce ne sont pas des concurrents, ce sont deux outils différents pour deux problématiques différentes. D’ailleurs, certaines clientes alternent les deux dans l’année, et c’est souvent la stratégie la plus intelligente.

La matrice de choix selon votre peau

Peau 20-30 ans, terne, fatiguée

Direction Exo Glow sans hésiter. À cet âge-là, le derme n’a pas encore vraiment besoin d’être densifié. Le souci, c’est plutôt la pollution, le manque de sommeil, le stress, parfois l’acné en rémission. Les exosomes vont calmer tout ça, redonner de l’éclat, lisser le grain de peau. Une à deux séances suffisent souvent à relancer la machine avant un événement ou en sortie d’hiver.

Peau 30-40 ans, premiers signes de fatigue cutanée

C’est la zone grise, et là, nous aimons bien prendre le temps d’un vrai bilan. Si la peau manque surtout d’éclat et que la qualité de surface est moyenne, on part sur l’Exo Glow. Si on commence à voir des ridules d’expression marquées, un léger relâchement, ou si la peau « tire » sur les pommettes, le Salmon Glow sera plus pertinent. C’est aussi à cet âge qu’on commence à proposer des cures alternées.

Peau 40 ans et plus, perte de densité

Le Salmon Glow devient le choix logique. À ce stade, la production naturelle de collagène a sérieusement ralenti, et ce dont la peau a besoin, ce n’est pas d’un coup de fouet superficiel, c’est d’un vrai apport reconstructeur. Les PDRN font ce travail magnifiquement, d’autant que la radiofréquence du protocole prépare le terrain en relançant déjà le collagène.

Peau sensible, réactive, couperose

Exo Glow, sans hésitation. Les exosomes ont une action apaisante et anti-inflammatoire documentée. Et comme chaque étape du protocole se règle finement, nous adaptons la puissance de la radiofréquence et la profondeur du microneedling aux peaux les plus réactives. J’ai vu des peaux qui ne tolèrent même pas un peeling doux accepter parfaitement l’Exo Glow et en sortir apaisées.

Peau acnéique ou post-acnéique avec marques

Plutôt Exo Glow en première intention, pour son action régénérante sur les cicatrices récentes et son effet anti-inflammatoire. Si les marques sont anciennes et qu’il s’agit plutôt d’une texture irrégulière installée, on combine souvent avec du microneedling Genosys pour un résultat optimal. Seule limite : on ne traite pas une poussée d’acné active, on attend qu’elle soit calmée.

Peau déshydratée chronique

Les deux peuvent fonctionner, mais je commence souvent par un Hydrafacial pour réhydrater en profondeur, avant d’enchaîner sur l’un ou l’autre selon l’objectif principal (éclat = Exo, densité = Salmon).

Et le ressenti pendant la séance ?

Identique pour les deux soins, puisque le protocole est le même, et honnêtement très confortable. La radiofréquence procure une chaleur enveloppante plutôt agréable, la praticienne vérifie votre confort en continu. Le microneedling se limite à de petits picotements, atténués par la crème anesthésiante si besoin. Et les minutes sous la LED sont un pur moment de détente. Comptez 1h10 en cabine, que vous choisissiez l’Exo Glow ou le Salmon Glow.

Côté suites : une légère rougeur et une sensation de chaleur pendant 24 à 48h sont normales, c’est la peau qui travaille. Pas de maquillage les 12 premières heures, SPF 50 obligatoire même par temps couvert, et on évite sauna, hammam et sport intense pendant 48h, ainsi que les gommages, les acides exfoliants (AHA, BHA) et le rétinol pendant une semaine. Vous pouvez reprendre une activité normale en sortant de cabine.

Comme pour tout soin combinant radiofréquence et microneedling, il existe quelques contre-indications : grossesse et allaitement, pacemaker, implants métalliques au niveau du visage, cancer en cours de traitement, infection cutanée active, herpès actif, traitement par isotrétinoïne en cours, coup de soleil récent. Nous les passons en revue ensemble avant chaque séance.

Combien de séances prévoir, et à quel prix ?

Le tarif est identique pour les deux soins : 250€ la séance. En cure de 3 séances, la séance passe à 230€ (soit 690€ la cure), et en cure de 5 séances à 220€ (soit 1 100€ la cure).

Pour l’un comme pour l’autre, nous recommandons une cure de 3 séances, espacées de 3 à 4 semaines. Une séance donne déjà un beau coup d’éclat, mais le collagène a besoin de plusieurs stimulations pour se reconstruire en profondeur : c’est en cure que les résultats deviennent vraiment visibles. La peau commence à se transformer visiblement au bout de 1 à 2 semaines, les résultats sont à leur maximum entre 2 semaines et 1 mois après chaque séance, et le collagène continue de se construire pendant 3 mois. L’entretien ensuite dépend de votre peau et de votre objectif : c’est quelque chose qu’on cale ensemble, en fin de cure.

Mon conseil honnête

Ne vous arrêtez pas à ce que vous lisez en ligne ou aux avis Instagram. Une peau, c’est unique, et le bon actif pour vous dépend de votre âge, de votre histoire cutanée, de votre routine, parfois même de votre cycle hormonal. Chez VivaSkin Esthétique, le bilan en début de séance n’est pas une formalité commerciale : c’est vraiment là qu’on décide ensemble du protocole le plus adapté. Et il nous arrive régulièrement de réorienter une cliente venue pour un Salmon vers un Exo, ou inversement. Ce n’est pas grave de ne pas savoir en arrivant, c’est même normal. Pour aller plus loin, n’hésitez pas à parcourir le détail de nos soins visage ou à prendre rendez-vous.

Ce que je peux vous dire, c’est qu’aucune de nos clientes n’a regretté de s’être posé la question avant de réserver. Ça change tout.