Depuis deux ans, les polynucléotides sont partout. Sur Instagram, dans les magazines, sur TikTok avec le fameux « salmon sperm facial » qui a fait rire la terre entière (et qui n'a, soit dit en passant, rien à voir avec du sperme de saumon, mais passons). Résultat : les clientes arrivent avec des mots plein la tête, « Rejuran », « Plinest », « PDRN », « ADN de saumon », et elles ne savent plus très bien ce qui désigne quoi. Normal. On va remettre tout ça à plat, tranquillement.
Polynucléotides, PDRN, ADN de saumon : c'est la même chose
Première chose à comprendre, et ça va simplifier beaucoup : tous ces noms désignent la même famille d'actifs. Les polynucléotides sont des fragments d'ADN purifiés, extraits de salmonidés (truite ou saumon selon la référence du laboratoire). Le PDRN, qui veut dire polydésoxyribonucléotide, c'est le nom technique de ces mêmes fragments quand on parle du principe actif en lui-même.
Pourquoi du saumon ? Parce que son ADN présente une homologie très élevée avec le nôtre. Les fragments, une fois introduits dans la peau, viennent stimuler les fibroblastes, soutenir la synthèse de collagène, calmer l'inflammation et améliorer la micro-vascularisation. En clair : la peau s'épaissit un peu, se densifie, le teint reprend de l'éclat, les cernes creux et marqués s'atténuent, les ridules de déshydratation s'estompent.
Rejuran, Plinest, X-DNA : des marques, pas des traitements différents
Là où ça devient confus pour les clientes, c'est que chaque laboratoire a baptisé son produit autrement.
Plinest, du laboratoire italien Mastelli, est l'une des références historiques en Europe. C'est l'un des produits que le Dr Audrey Levy, notre médecin, utilise en injection.
X-DNA, de la marque espagnole Mesoestetic, fait partie des gammes qu'elle propose également selon les indications.
Rejuran est une marque coréenne, très connue en Asie, qui a largement contribué à populariser la catégorie. Elle appartient à cette même famille : c'est une marque de polynucléotides, pas un acte différent. Le produit se choisit en consultation avec le médecin, selon la zone et la technique retenue. Si le Rejuran rejoint le centre, nous le dirons ici.
Alors retenez bien : Rejuran, Plinest, X-DNA, ce ne sont pas trois traitements différents. Ce sont trois marques de polynucléotides. L'acte est le même. Ce qui change, c'est la concentration, la formulation, la viscosité du produit, et le choix du médecin injecteur.
Au centre, deux formes bien distinctes
C'est le point sur lequel il faut vraiment être clair, parce que c'est souvent là que les clientes se perdent au téléphone. Le centre propose deux approches qui n'ont ni le même tarif, ni le même intervenant, ni les mêmes indications.
Le PDRN en microneedling : soin esthétique, sans injection
Première forme : le PDRN appliqué en topique, puis fait pénétrer grâce au microneedling. Ce sont des soins réalisés par les praticiennes du centre, en cabine, sans aucune aiguille d'injection. Les micro-canaux créés par le stylo Genosys permettent au principe actif de descendre dans l'épiderme et le derme superficiel.
Deux protocoles au centre :
- Salmon DNA Luxe à 179 euros : le protocole PDRN classique, pour relancer l'éclat, hydrater en profondeur, lisser les ridules de fatigue.
- Salmon Glow à 250 euros : une version enrichie, plus complète, souvent choisie avant un évènement ou en cure saisonnière.
C'est un soin, pas un acte médical. Pas d'éviction, pas de bleus, la peau rosit quelques heures et vous repartez. On conseille généralement une cure de trois séances espacées de trois à quatre semaines pour les clientes qui veulent un vrai changement, puis une séance d'entretien tous les trois mois. Tout le détail est sur notre page dédiée au PDRN, avec les indications précises.
Le PDRN injectable : acte médical, par le Dr Audrey Levy
Seconde forme, et là on change de registre : l'injection de polynucléotides. Ce n'est pas un soin esthétique, c'est un acte médical, réservé à notre médecin. Les praticiennes ne touchent pas à l'aiguille, c'est la loi et c'est aussi la sécurité des patientes.
Le Dr Levy utilise le Plinest de Mastelli et le X-DNA de Mesoestetic selon les zones et les indications. Deux protocoles sont proposés :
- Contour des yeux : 250 euros. C'est l'indication la plus fréquente du PDRN injectable. Les cernes creux et violacés, la peau fine et fripée de la paupière inférieure, les ridules sous l'œil.
- Visage, 2 ml : 400 euros. Pour une densification globale, les joues qui perdent en tonicité, l'ovale qui s'affaisse légèrement, les cicatrices d'acné atrophiques.
L'injection se fait en microbolus ou en nappage, selon la zone. Il peut y avoir quelques petits bleus, surtout au contour des yeux (zone très vascularisée), qui disparaissent en trois à cinq jours. On recommande généralement deux à trois séances espacées d'un mois, puis un entretien annuel. Comme pour tout acte médical, une consultation préalable à 50 euros pose l'indication et donne lieu à un devis. Tout passe par la page médecine esthétique, et la grille complète est sur la page tarifs.
Topique ou injectable : comment choisir ?
La vraie question, celle qui revient dix fois par semaine au téléphone. Honnêtement, il n'y a pas de bonne réponse unique, ça dépend de vous.
Partez sur le microneedling PDRN si : vous avez moins de 40 ans, votre peau est plutôt en bon état mais manque d'éclat, vous êtes dans une démarche d'entretien et de prévention, vous n'êtes pas prête (ou pas à l'aise) avec l'idée d'une injection, vous voulez découvrir la famille des polynucléotides avant de passer à l'étape supérieure, votre budget est plus serré.
Partez sur l'injectable si : vous avez des cernes creux qui vous obsèdent et qu'aucune crème ni aucun soin ne corrige, votre peau commence à se relâcher, vous avez des cicatrices d'acné en creux, vous recherchez un résultat plus marqué et plus durable, vous êtes déjà familière de la médecine esthétique.
Et certaines clientes font les deux. Une cure de Salmon Glow en entretien tous les trois mois, et une injection annuelle du contour des yeux par le Dr Levy. Les deux approches ne s'opposent pas, elles se complètent très bien.
Un dernier mot sur les attentes
Les polynucléotides, c'est de la médecine régénérative. Ça ne comble pas, ça ne relâche pas un muscle, ça n'efface pas une ride profonde en une séance. Ce que ça fait, c'est redonner à la peau de la qualité, de la densité, de l'éclat. C'est un travail de fond, pas un coup de baguette magique. Les clientes qui en sont le plus satisfaites sont celles qui comprennent cette logique dès le départ.
Si vous hésitez encore, le mieux reste de passer en bilan. On regarde votre peau, on écoute ce qui vous dérange, et on vous oriente honnêtement vers l'un ou l'autre, ou vers autre chose s'il vaut mieux. On voit passer beaucoup de clientes convaincues qu'il leur faut absolument « le truc dont tout le monde parle », alors qu'un bon peeling ou un Hydrafacial aurait suffi. L'inverse arrive aussi. Chaque peau est une histoire différente, et c'est ce qui rend ce métier passionnant.
